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Compte Rendu Semaine 6 à Lokoti

Lundi 19 avril

Nous rencontrons Sandrine Chapeleau dans les bureaux de Première Urgence. Elle prend le temps de faire le point sur mes observations de Lokoti et nous partageons les dernières avancées et les projets qui se mettent en place pour le district de Meiganga. Nous évoquons l’arrêt de l’aide alimentaire pour les réfugiés et celle de l’aide médicale qui a été suspendue en janvier dernier sur le District. Sandrine en est surprise et elle me conseille d’en parler avec Dr Bella. Nous parlons de l’ouverture de leur volet agricole sur l’Adamaoua qui a été concluant dans l’Est et de leur installation sur Meiganga.

Nous avons ensuite la chance de rencontrer Dr Assouguena au siège de la Croix Rouge. Il m’explique qu’ils sont en phase de retrait dans l’Adamaoua pour mieux se redéployer dans la région Est. En contre partie, c’est IMC déjà présent à Djohong qui se déploiera dans l’Adamaoua pour tout le packaging médical de l’UNHCR. Il me renvoie vers le Dr Balla Conde pour plus de détails. Je lui pose aussi la question de l’arrêt de la distribution des médicaments aux réfugiés et il évoque un problème de gestion par le CAPR de N’Gaoundéré pour l’Adamaoua, contrairement au CAPR de Bertoua qui aurait intégré les stocks du HCR, sans soucis, dans son fond…

Il promet de nous transmettre par e-mail leur tableau prévisionnel d’activités pour 2010 après accord de leurs bailleurs: HCR, UNICEF, etc. Je lui laisse donc mon adresse mail. Il prévient également Dr Balla Conde de notre présence et organise le rendez vous pour nous à la suite de leur réunion, en milieu de journée!

Nous profitons du laps de temps pour faire les courses en prévision du départ et les cadeaux de remerciement. Marcel nous remet aussi un devis type pour un projet de pompe à eau.

A 13h nous rencontrons Dr Balla Conde, qui s’empresse de sortir voir la fameuse ambulance de Lokoti et remercie encore l’Association pour son dynamisme et son implication au niveau local. Nous l’interpellons à nouveau sur la question de l’arrêt de la distribution des médicaments dans l’Adamaoua, ce qui apparaît être finalement un problème de communication entre les acteurs terrain et les bailleurs de fond! La Croix rouge aurait donné des consignes aux chefs de centre sur la suspension de l’aide en attendant que la convention entre le HCR et le CAPR de l’Adamaoua soit signée, consigne que Dr Saa Fotso ignorait. Dr Balla Conde aurait pourtant précisé que la distribution devait se poursuivre malgré l’attente des signatures car les fonds de roulement en médicaments avaient déjà été distribués dans les centres. Après quelques échanges entre Dr Saa et Dr Balla, les nouvelles consignes sont aussitôt passées aux chefs de centre, de façon verbale…

Nous évoquons aussi les craintes des réfugiés quand à l’arrêt de l’aide alimentaire et nous lui parlons des rumeurs de rapatriement qui circulent sur le terrain. Le responsable du PAM de passage dans le bureau confirme que l’aide est bien confirmée jusqu’à la fin de l’année 2010 et qu’il travaille sur une évolution de cette année, selon des critères de vulnérabilité pour l’année 2011. Il n’est donc pas du tout question d’un arrêt brutal du soutien aux réfugiés et les seuls rapatriements dont il serait question ce sont ceux des réfugiés tchadiens de 2008 à Kousseri dans l’extrême nord. Nous suggérons une campagne de communication claire auprès des bénéficiaires pour, d’une part, les préparer à l’arrêt de l’aide en l’état actuel à la fin de l’année et d’autre part, démentir les rumeurs et les craintes qui apparaissent autour des ces questions.

Dr Balla nous confirme également la réorganisation des acteurs terrain dans l’Est et l’Adamaoua pour améliorer la communication entre les différents intervenants et optimiser l’aide apportée. Il confirme l’arrivée d’IMC comme seul exécutant du programme UNHCR pour l’Adamaoua et donc du district de Meiganga. Il promet de leur signaler la présence de l’association dés leur implantation à Meiganga courant mai et nous dit aussi qu’il va inclure l’association sur le listing des partenaires de mise en œuvre terrain, afin qu’une répartition des tâches puisse se faire entre l’ACLCL et IMC sur Lokoti. Il nous parle du renforcement du packaging médical sur l’Adamaoua avec un volet prévention VIH/ SIDA important ainsi que des activités de supervision formatives des CSI par le District et IMC. La Croix rouge restera présente pour l’activité «malnutrition» jusqu’en fin d’année vraisemblablement, le temps que la passation se fasse avec IMC. De même la distribution mensuelle du PAM restera sous leur contrôle tant qu’elle ne changera pas de modalité.

Dr Balla est tout à fait intéressé et soutient l’idée d’une cellule virtuelle des intervenants sur le district de Meiganga via un forum internet, mais il précise que les activités du HCR étant confiées à IMC, il ne sera plus le premier interlocuteur. Il nous remet deux boites de préservatifs et était prêt à nous confier les kits des agents de santé communautaires formés pour la prévention VIH, mais ne sachant pas moi-même qui a été formé ou non sur Lokoti, je lui explique qu’il est préférable de passer comme prévu par IMC.

Après un passage par internet pour l’envoi du CR de la semaine 5, nous reprenons la route pour Lokoti en milieu d’après-midi. Arrivée à 21h nous croisons le Président qui explique qu’ils ont essayé de récupérer tous les carnets à souche de reçus avec Daoudou mais qu’il en manque encore 4! La journée du lendemain est déjà annoncée…

Mardi 20 avril

Départ pour Meiganga à 7h. Nous passons finaliser les courses de départ et les cadeaux pour Gazy, nous signalons les malversations du menuisier à la brigade et obtenons une convocation à 10h pour le lendemain. Retour tôt pour remettre la convocation au Lamido. Le vice-président/ sous-chef est présent. Tous deux très embarrassés s’engagent à ce que la dette soit remboursée le soir même ou le mercredi matin tôt. Je les informe de mon départ à 7heures pour la brigade de Meiganga.

Tentative de la sensibilisation VIH auprès des jeunes dans l’après-midi: je saisis l’opportunité des dons de préservatifs du Dr Balla Conde pour tester la réaction des jeunes en pleine rue. L’enthousiasme est rapide et la communication assez facile, les jeunes, en majorité les baya, engagent volontiers la discussion et ont encore plein de questions sans réponse…

A 20h, le vice-président passe remettre les 12000 cfa du menuisier en échange de la convocation. Deux éléments du BIR, Aïssatou et le petit Aminou sont présents lors de la remise publique.

Mercredi 21 avril

Nous passons chez le vice-président tôt le matin avec Pascal pour lui parler des problèmes de carnets à souche. Après 30 minutes de palabres nous parvenons à le convaincre de la nécessité de regrouper les carnets chez le trésorier et il nous rend 2 carnets (en deux fois) en disant qu’il n’a rien de plus. Nous remettons les points sur les I avec Daoudou, le Président et Pascal. Je leur conseille de déterminer de façon rigoureuse les personnes étant en charge des collectes, nous refaisons le point sur les informations indispensables à fournir sur les reçus et faisons une liste écrite des deux personnes désignées pour la délivrance de ces reçus après collecte d’argent: Daoudou et Aladji Bamanga le vice-trésorier sont désignés ce jour comme les seuls aptes à cette tâche. Le document est daté et signé à la remise des carnets à souche.

J’en profite pour fixer la première intervention d’Allison avec Daoudou et Silas. Nous ciblons les jeunes du lycée du club de santé qui étaient venus me demander des interventions et avaient clairement exprimé leur souhait de parler de la prévention VIH/SIDA. La date approximative du 10 mai est décidée. Silas est chargé de contacter le proviseur et le professeur en charge du club santé pour organiser l’intervention. Daoudou se charge de prévenir et confirmer les dates avec Allison.

Je passe ensuite au Lycée prendre quelques photos et croise le prof du club santé par hasard; j’en profite pour lui parler du projet «Allison». Je rencontre aussi le surveillant général et lui parle de l’idée de diversifier les points de distribution de préservatifs, il est tout à fait d’accord avec l’idée d’en proposer dans son maquis et fait le projet de sensibiliser le vendeur de cigarettes pour la distribution et la prévention devant son bar.

Je passe aussi prendre des photos à l’école primaire et discuter avec le boutiquier foulbé qui acceptait de distribuer les préservatifs. Je profite de l’occasion pour poursuivre la mini-sensibilisation de rue auprès des jeunes. Grand succès: après deux heures, même les «abstinents foulbés» viennent demander leur part de préservatifs et les plus jeunes de 10/12 ans viennent discuter sans tabou. Je pense qu’il y a un réel besoin et une vraie demande d’information de leur part.

Jeudi 22 avril

Préparation de la réunion des membres du bureau prévue le vendredi, avec Daoudou et Pascal. La réunion se transforme en bilan de mission et présentation de mes analyses auprès de la population, toujours dans un souci de transparence et de démystification des activités de l’association. Nous reparlons des carnets disparus et décidons avec le président une dernière tentative diplomatique de récupération des carnets auprès du vice-président. Il est décidé de présenter le problème au Lamido et à la réunion, afin d’informer la population des risques de détournements au nom de l’association.

Je suis invité à manger chez le proviseur dans la soirée et retrouve Silas sur place. Premier vrai repas traditionnel baya pour moi à Lokoti, depuis le diner de Béatrice et Gilbert à Douala lors de notre arrivée en février… Le village de Gazy m’avait nourrie à la façon m’bororo pendant deux jours la semaine 4.

Vendredi 23 avril

Rencontre officielle à 9h avec les équipes enseignantes de l’école primaire pour la sortie des dons et la remise de lettre de remerciement à l’Association. Nous visitons l’établissement, saluons les élèves et le directeur me montre la friche de la pompe à eau de l’école! J’apprends avec stupeur que l’UNICEF coordonne la construction d’une pompe destinée à l’école et située à 50 mètres de la pompe que Première Urgence à réhabilité il y a moins de 2 ans. Le chantier se situe sur le passage d’un chemin en contre bas de la cour scolaire. Il est resté en l’état depuis 6 mois, et le directeur attend des nouvelles de l’UNICEF qui devait finaliser la construction avant fin 2009.

Je prends les dernières photos du CSI et nous préparons la salle centrale pour la réunion.

A 14h les curieux sont nombreux et les membres du bureau sont plus nombreux que d’habitude!

Nous présentons le bilan de ma mission avec les points forts de l’association et les efforts qu’il reste à fournir, à mon avis. Nous (avec l’aide de Pascal et du Président Aliyou) faisons aussi le point sur la situation financière de l’ACLCL, sur les activités de collecte de fond organisées pendant mon séjour et sur le problème des carnets de reçu. Il est décidé qu’une sensibilisation sera faite dans les villages alentour pour prévenir les tentatives de collecte sauvages à venir.

Quelques débats s’engagent sur les projets futurs et les problèmes de communication au sein de l’association et de la communauté, mais la pluie menaçant je suggère aux personnes présentes de se retrouver plus tard pour débattre pleinement de toutes ces questions. Nous prenons quelques photos rapides devant le centre pour les besoins de l’exposition et rentrons rapidement avant la pluie.

Après une grosse pluie qui s’éternise jusque vers 21h, les jeunes viennent me chercher à la Maison pour m’emmener danser comme je leur avais promis. Je suis surprise car, habituellement, après une pluie aussi tardive, tout Lokoti dort dans le noir. Nous retrouvons Pascal et les enseignants au milieu de leurs élèves au maquis du surveillant général, mélangés aux militaires du BIR, c’est assez cocasse et rigolo! Joyeuse dernière soirée en guise d’au revoir…

Samedi 24 avril

Nous organisons la dernière vente de vêtements devant la chefferie avec cette fois l’implication d’une des deux femmes membres du bureau de l’ACLCL: Fanta. Elle est aidée par Aïssatou puisqu’elle n’est pas scolarisée pour le moment, Delphine et Dakala, moi-même et «mes enfants», Aminou et Guillaume. Les profits sont un peu moins importants que la première vente mais nous récoltons tout de même 76000 CFA.

J’ai la chance de revoir Dr Saa Fotso en supervision, qui vient nous saluer et approuver la vente solidaire. Je lui souhaite bonne continuation et il promet de tenir l’AFLCL informé des prochaines avancées. L’équipe de prospection de Première Urgence s’arrête également me dire au revoir et confirme l’ouverture de leur bureau de Meiganga début mai.

La journée se termine par les comptes dans le bureau de Daoudou sous le contrôle du Président Aliyou et de Pascal. Nous remplissons le cahier de compte méticuleusement et je ramène en France les reçus bien remplis destinés à l’AFLCL.

Le soir Daoudou m’invite à partager un «café» dans sa concession, café largement amélioré par: des œufs frits, des mangues, des gâteaux et du pain, un peu de viande de «brousse» (sorte de biche ou daim) à la sauce champignon et les crêpes que je leur ai ramené avec mon reste de confiture mangue/banane/gingembre. Il m’invite à revenir à Lokoti, me donne les listes de médicaments manquants demandés par Christian et ajoute une dizaine de recommandations à transmettre à l’AFLCL et à la famille De Gaye. C’est une soirée pleine d’émotion, d’espoirs et d’attentes exprimés.

Dimanche 25 avril

Dernière lessive, grand ménage, tour d’adieux, signature de l’inventaire de la maison, recommandations au Président et à Pascal, la journée passe vite.

Nous faisons aussi la route jusqu’à Gazy pour saluer Liman et tout le village, leur remettre les dernières bouteilles de jus de foléré que les ivoiriens appellent Bissap, quelques vêtements personnels que je ne ramène pas en France et les photos de mes deux jours passés parmi eux… C’est un moment très fort pour moi de voir leur enthousiasme devant les photos, c’est plus qu’émouvant.

Nous partageons un dernier petit repas avec les enfants et Pascal, à l’abri du déluge quotidien, dans la Maison et à la lumière de la lampe à pétrole…

Lundi 26 avril

Après une longue nuit de sommeil en prévision du voyage, bouclage des sacs et adieux au Lamido. Nous profitons du dernier bon petit déjeuner avec omelette et pain de Lokoti, thé mélangé au nescafé avec du «Tartina», leur Nutella local à base de pâte d’arachide. Je dis au revoir aux enfants en leur faisant promettre de ne plus rater l’école pour aller à la cueillette aux champignons sans moi et je grimpe dans l’ambulance une dernière fois. Pascal conduit et nous prenons Daoudou et le Président qui se sont libérés pour nous accompagner jusqu’à Meidougou prendre le taxi-brousse. Nous nous arrêtons quand même une fois en route pour ajouter de l’eau dans le radiateur qui se vide toujours à cause de la petite fuite d’une durite. Le président promet de prendre les choses en main dès le retour. Il me dit en riant qu’il n’est pas mécanicien mais simplement bricoleur.

L’équipe de sensibilisation de Première Urgence avec Marcel, Diaro et Caroline nous rejoint à Meidougou pour des adieux rapides et nous prenons la route de N’Gaoundal sous la pluie. Daoudou ramène l’ambulance à Lokoti après une très longue discussion avec le président pour savoir lequel des deux prendra le risque de la conduire!

Le trajet jusqu’à N’Gaoundal mérite quelques lignes supplémentaires pour les anecdotes si typiques et révélatrices: Le minibus étant plein, ce sont les peuls m’bororo et les jeunes mères qui se sont retrouvés debout avec leurs bagages sur le dos et les enfants dans les bras pour 2 heures de temps. Le chauffeur a partagé lui-même son siège pendant 50 km avec un copain qui n’avait pas payé son billet. En étrangère, un groupe de commerçants m’a fait l’honneur et le privilège de partager le siège du plus gros et du plus alcoolisé d’entre eux. Nous avons pris un groupe de 4 personnes qui accompagnaient , en urgence au CSI le plus proche, une femme qui faisait un malaise; je précise que je ne pouvais rien faire pour elle mais que ça agrémentait notre voyage pendant 30 minute, de pleurs, d’évanouissements et de dispute autour du prix à payer. Dernière anecdote, une jeune femme en montant, a précisé son lieu de destination au portier du minibus en lui demandant de la prévenir. Celui-ci annonce à chaque arrêt le nom du village. Arrivés à l’entrée de N’Gaoundal celui-ci annonce le terminus et la jeune femme se met dans une rage folle parce qu’il ne l’a pas prévenue de son arrêt, déjà dépassé depuis 30 ou 40 minutes! Une longue polémique s’engage dans le bus entre les passagers et «l’équipage» jusqu’à la gare. Je crois qu’ils ont finalement accepté de la ramener jusqu’à sa gare sur leur chemin de retour!

A la gare, Pascal me confie le soin d’acheter les billets de train. Le guichetier ne manque pas d’essayer de tricher sur les prix et de ne pas rendre la monnaie, mais pour les voyageurs vigilants, la compagnie a pris soin d’imprimer le prix sur le billet…

La montée dans le train est aussi un moment qui nécessite une grande vigilance: le train ne s’arrête que quelques minutes à N’Gaoundal et le chemin à parcourir sur la voie pour parvenir jusqu’au wagon est assez long. Nous esquivons une tentative de vol dans mon sac à main avec l’aide de militaires du BIR présents partout et de Pascal qui poursuit le jeune entre les wagons!

Le wagon étant plein, nous négocions tout de même une place assise pour nous deux qui était jalousement gardée par un vieux géant. La nuit de voyage se transforme en lutte au corps à corps avec le géant pour ne pas céder trop de territoire.

Mardi 27 avril

A Yaoundé, sous la pluie, nous retrouvons Paul, l’ami de Pascal qui nous attend avec un bon petit déjeuner chaud. Il pleut et il ne fait pas plus de 18 ou 20°C. Nous tentons une visite à la commission Européenne pour prise de contact et de renseignement mais nous ne dépassons pas le poste de garde et l’interphone! Ils nous remettent tout de même le carton avec l’adresse et les numéros de téléphone!

Mercredi 28 avril

Nous rejoignons Gilbert et Béatrice à Douala en fin d’après-midi. Le climat est plus chaud et humide qu’à Yaoundé. La soirée s’organise autour du match de foot Barça/Milan AS avec la revanche du «Fils» Eto’o sur son ancien club. Nous fêtons ensuite sa qualification pour la finale dans le bar très chic des supporters d’Eto’o, le Frotambo.

Jeudi 29 avril

Visite à Gilbert sur son lieu de travail, dernières petites courses pour le retour et visite guidée de la ville par Amadou dans sa voiture. Amadou est un cadre de la compagnie de téléphonie MTN que j’avais rencontré dans le bus entre Douala et Yaoundé à l’aller. Il nous ramène même jusqu’aux Docks où le container avait débarqué pour nous faire voir l’autre facette du port: une foule de petit restaurants de bord de mer qui grillent le poisson à peine sorti de la pirogue des pêcheurs, des petits refuges calme au bord de l’eau, à quelques pas du brouhaha et des problèmes de la Douane camerounaise…

Dernier taxi pour l’aéroport de Douala que je connais maintenant très bien, accompagnée de Gilbert, Béatrice et Pascal. Gilbert me sauve une dernière fois de la police aux frontières et du bureau des Douanes et je les laisse rentrer sous une pluie torrentielle qui retardera notre vol Swiss Air de plus d’1 heure. Retour vers l’Europe…

reports/cruells/semaine_6.txt · Dernière modification: 2010/09/24 13:41 par xdegaye
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